Revue de presse

Vendredi 16 octobre 2009
Dans la peau d'un réfugié : Envers et contre tout

Réalisé par le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU, "Envers et contre tout" vous met dans la peau d'un réfugié.  link http://www.enversetcontretout.org/
Ce jeu est sorti il y a plus d'un an ; l'académie de Poitiers et d'autres sites destinés aux enseignants ont présenté ce jeu courant du mois d'octobre 2009.

Le jeu est accompagné d'une brochure pédagogique et des exercices sont même présentés  "pour développer l'empathie".

link

Dans ce jeu, on demande au joueur d'être un réfugié depuis la fuite d'un pays plongé dans une guerre civile jusqu'à l'obtention d'un logement et d'un travail dans le pays d'accueil. 
C'est ainsi que la situation peut être très difficile. Par exemple, il y a un téléphone mais "tu n'as personne à qui  téléphoner", il y a une affiche avec des renseignements, toutefois, "tu ne comprends pas la langue", tu rencontres une personne cependant "tu ne la comprends pas car elle ne parle pas ta langue".
Attention si tu perds : tu te retrouves en centre de rétention et tu es expulsé...

Alors, qu'en pensez-vous ? Dès sa sortie les critiques, qu'elles soient positives ou néatives, ont été très vives. Dites-nous ce que vous en pensez sur le blog de Sos racisme 06.
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Vendredi 9 octobre 2009
 "Pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples", Barack Obama a reçu le prix Nobel de la paix décerné par le le jury du prix à Oslo. Le premier Afro-Américain élu président des Etats-Unis d'Amérique a lancé des appels en faveur d'un monde sans armes nucléaires et s'emploie à relancer le processus de paix israélo-palestinien, depuis son investiture en janvier dernier.

Sos Racisme 06 se réjouit de ce prix, car cela représente également un symbole fort, une victoire sur le racisme.   Rappelons que les populations noires n'ont eu leurs droits civiques que dans les années 1960 aux Etats-Unis. C'est en 1964 que la discrimination est interdite et en 1965, l'accès des noirs est facilité sur les listes électorales mais leur exclusion sociale et économique se poursuit.

Depuis, les noirs sont  théoriquement des citoyens comme les autres. Les disparités sociales et démographiques entre les populations américaines se sont atténuées ces dernières années mais elles n'ont pas disparu. Ainsi, en 2000, le taux de mortalité infantile était de 5,2 pour mille naissances chez les blancs contre 17,1 °/°° chez les noirs. De même, 9,5% des blancs vivaient sous le seuil de pauvreté contre 22,5% chez les noirs d'après le rapport sur le développement humain du PNUD en 2004.
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Vendredi 11 septembre 2009
Peut-être êtes-vous déjà au courant ? A l'université d'été de l'UMP, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux (feu ministre de l'immigration et de l'identité nationale qui avait atteint le chiffre record de près de 30 000 explusions), a tenu des propos ahurissants!
Ahurissants parce que c'est un représentant de l'Etat, un ministre, qui tient de tels propos!
ll n’est en effet pas admissible qu’un représentant de la République puisse tenir des propos de cette nature car la République se doit d’exprimer, à travers ses représentants, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui la fondent.




C'est le journal Le Monde qui a mis sur son site la vidéo montrant les propos irrecevables de Brice Hortefeux.
http://www.lemonde.fr/

Aujourd'hui, le site Mediapart (http://www.mediapart.fr/) demande la démission du ministre. link
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Dimanche 6 septembre 2009

BRUXELLES — L'association anti-raciste française SOS Racisme va réclamer devant le tribunal civil de Bruxelles 150.000 euros de dommages et intérêts au spécialiste du travail intérimaire Adecco, qu'elle accuse de discrimination à l'embauche en Belgique, a-t-elle indiqué samedi.

SOS Racisme avait déjà porté plainte au pénal en Belgique contre la branche belge d'Adecco, dont certains agents avaient annoté, en 2000 et 2001, les fiches de postes vacants des mentions "BBB" --référence à la race bovine belge "Blanc-Bleu-Belge"--, "pas d'étranger" ou "pas d'Arabe".

Mais la justice belge avait décidé fin juin de ne pas renvoyer en correctionnelle la société d'intérim à cause d'une erreur de procédure: l'instruction a été menée en français et non en néerlandais, alors que le siège d'Adecco en Belgique est situé en Flandre, la région néerlandophone du pays.

Après ce revers, SOS Racisme a décidé de porter l'affaire devant la justice civile et a envoyé à la société le 1er septembre une assignation à comparaître devant le tribunal de première instance, a précisé M. Thomas.

Soutenue par le syndicat belge FGTB (socialiste), l'association réclame 150.000 euros à Adecco, au nom des personnes étrangères, non-identifiées, qui ont été discriminées à l'embauche, a encore expliqué le vice-président de SOS Racisme.

Une première audience est fixée au 16 septembre.

Le spécialiste du travail intérimaire affirme avoir mis fin à ces pratiques, qui n'étaient pas, selon ses avocats, une politique de l'entreprise mais étaient dues à l'initiative de "certains employés d'agences bruxelloises, à la demande d'entreprises clientes".

Le 24 juin, la Cour de cassation française a confirmé les condamnations pénales des entreprises Garnier, Adecco et Ajilon pour discrimination raciale à l'embauche.

Le litige portait sur une consigne demandant de ne recruter que des animatrices de vente "BBR" (bleu, blanc, rouge) pour une campagne pour des produits de beauté Garnier (groupe L'Oréal) en 2000.

Source : AFP

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Lundi 10 août 2009

Depuis son élection, le président américain est victime de menaces croissantes. Une trentaine par jour. Une augmentation de 400% par rapport à l'ère Bush


Extrait du Matin, 9 août 2009


«Je vais assassiner le président des Etats-Unis. Vous avez 48 heures pour m'en empêcher.» L'auteur de ce courriel, envoyé à la Maison-Blanche le 12 janvier, a été condamné il y a une semaine par un tribunal de Denver. Pour avoir menacé Barack Obama, Timothy Gutierrez, 21 ans, devra passer quatre ans en liberté surveillée, dont 10 mois de détention à domicile.

Aux Etats-Unis, ils sont des dizaines de milliers à vouer, comme lui, une haine viscérale au président. Une enquête publiée récemment a montré qu'Obama est la cible de 30 menaces de mort par jour. Soit une augmentation de 400% du nombre de menaces à l'encontre du président, par rapport à l'époque où George W. Bush était en fonction. Et cette évolution ne manque pas d'inquiéter les services secrets et le FBI: plus que jamais, ils redoutent une recrudescence des attentats politiques dans le pays.

Triste constat: l'élection de Barack Obama n'a pas guéri l'Amérique de ses maux. «Il y a eu des progrès, mais la haine existe encore», «Celui qui envoie des lettres de menaces est généralement un marginal, originaire d'un Etat rural. Il déteste le président parce que c'est un Noir, un démocrate, un intellectuel et un personnage cosmopolite. Obama incarne tout ce que rejette l'Amérique profonde.»

«Sous-culture marginale»

Pour Romain Huret, professeur d'histoire à l'Institut d'études politiques de Paris, ceux qui en veulent à la vie d'Obama se subdivisent en trois catégories: les défenseurs de la suprématie blanche, les militants ultraconservateurs et les miliciens: «Tous ces groupes se confondent dans une même détestation de l'étranger, des Noirs et des démocrates. Ils forment une sous-culture politique très marginale, mais inquiétante.»

Les suprématistes blancs
«Les attaques à l'encontre d'Obama émanent souvent de groupuscules racistes dans la lignée du Ku Klux Klan», note Romain Huret. Tristement célèbre, l'organisation n'a pas cessé d'exister aux Etats-Unis, elle est aujourd'hui «scindée en une multitude de groupuscules, qui représentent peut-être 4000 ou 5000 personnes en tout.

Il semble qu'on assiste actuellement à une résurgence de leurs activités. Depuis l'élection d'Obama, ils se vantent d'avoir recruté plusieurs milliers de membres. On ignore si c'est vrai. Mais on sait qu'ils recrutent de plus en plus jeune. Certains groupes ont abaissé à 10 ans l'âge minimal d'adhésion!», les membres des Klan sont surtout actifs sur la Toile.»

Les militants ultraconservateurs

En marge des grandes organisations conservatrices, il existe une multitude de groupuscules ultraréactionnaires, qui agissent à l'échelle locale. Ces organisations, qui accueillent bon nombre de militaires à la retraite, se bornent généralement à envoyer des pétitions aux élus locaux. Mais leurs actions peuvent être plus violentes.

Les milices paramilitaires

«L'assassinat de Kennedy comme celui de Luther King étaient directement liés à des milices paramilitaires». Aujourd'hui, ces milices restent actives et accueillent beaucoup d'anciens combattants d'Irak: «Ce sont des jeunes hommes qui supportent mal de revenir dans un pays en crise après avoir servi à l'étranger, et qui basculent facilement dans des structures paramilitaires.»


Les pros redoutent une nouvelle vague d'attentats
«Aujourd'hui, avec la résurgence des groupuscules d'extrême droite, beaucoup d'observateurs pensent que les attentats politiques vont réapparaître, confie le spécialiste des Etats-Unis Romain Huret. Il y a une crainte énorme qu'un membre d'un groupuscule fasse exploser une bombe. Partout, les mesures de sécurité sont à leur maximum.»

Certains événements récents ont renforcé la crainte d'un attentat: en juin, un homme disant agir au nom de la suprématie blanche a ouvert le feu à l'intérieur du Musée de l'Holocauste de Washington, à quelques centaines de mètres de la Maison-Blanche. La fusillade a fait deux blessés par balles et semé la panique au coeur de la capitale américaine.

Pour certains, malgré tout, le risque d'un attentat dirigé contre Obama est relatif. Encadré 24 heures sur 24 par des équipes d'élite armées de l'US Secret Service (USSS), le président actuel est sans doute la personnalité la mieux protégée du moment.

 

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Jeudi 2 juillet 2009
Article du Monde, daté du 30 juin 2009
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La police française pratique à grande échelle des "contrôles au faciès". Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l'ordre effectuent des contrôles d'identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d'être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l'observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.

Financés par une fondation américaine créée par le milliardaire Georges Soros, l'Open society institute - imperméable aux débats actuels sur la pertinence des statistiques ethniques dans le modèle français - les enquêteurs ont ainsi secrètement décrypté 525 opérations de police, relevant notamment l'âge, le sexe, la tenue et le profil ethnique des individus contrôlés pour les comparer avec ceux des personnes (37 000 au total) passant à proximité. Sans tabou : contrairement aux traditions françaises, ces individus, qui restent anonymes, sont désignés par la couleur de leur peau ("Blanc", "Noir", "Arabe", etc.).

L'étude confirme, en lui donnant un caractère scientifique, ce qu'expriment, depuis des années, les minorités visibles en France. Jusqu'à présent, en effet, les enquêtes réalisées s'appuyaient uniquement sur des sondages déclaratifs, sans vérification possible et avec des échantillons réduits. "L'étude a confirmé que les contrôles d'identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l'apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu'ils sont, ou paraissent être", indique le rapport, rédigé par deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy.

Les chercheurs constatent que les tenues portées sont aussi des critères décisifs dans les choix policiers. "Bien que les personnes portant des vêtements aujourd'hui associés à différentes "cultures jeunes" françaises (" hip hop", "tecktonic", "punk" ou "gothique", etc.) ne forment que 10 % de la population disponible, elles constituent jusqu'à 47 % de ceux qui ont effectivement été contrôlés". Comme deux personnes sur trois arborant ce type de tenues (capuches, etc) font partie des minorités visibles, les auteurs retiennent l'hypothèse que les vêtements sont aussi, indirectement, des marqueurs ethniques.

La plupart des quelque 500 contrôles observés se sont déroulés sans incident. Dans la moitié des cas, les contrôles ont toutefois débouché sur une fouille ou une palpation de sécurité – sans que les pratiques soient significativement différentes entre Arabes, Noirs et Blancs. Ce que confirment les personnes contrôlées, interrogées ensuite, discrètement, par les scientifiques : seules 3 % ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant; 76 % ont émis un jugement neutre sur l'attitude des fonctionnaires; 6 % ont souligné que la police s'était comportée de manière respectueuse et polie. Mais le bon déroulement des contrôles n'empêche pas les populations ciblées d'exprimer leur colère, surtout face à leur caractère répétitif.

Les auteurs parlent d'"effets délétères" pour les rapports entre la population et les policiers, citant les nombreuses émeutes intervenues en France depuis 2005. "Les contrôles sont en effet fréquemment au cœur de l'antagonisme entre les policiers et les jeunes, plus particulièrement vivant dans les zones urbaines reléguées. Ces derniers se plaignent depuis longtemps d'être la cible de contrôles d'identité répétés, dépourvus de nécessité et relevant du harcèlement". Ils soulignent que le cadre juridique "permissif" laisse aux policiers "un large pouvoir discrétionnaire".

L'Open society institute émet une série de recommandations. D'abord en suggérant l'enregistrement par les patrouilles du profil ethnique des personnes contrôlées pour vérifier, a posteriori, l'impartialité des opérations – une démarche interdite en l'état du droit. Ensuite en modifiant le code de procédure pénale pour limiter les risques de discriminations. Enfin, en exigeant des policiers qu'ils expliquent systématiquement les motifs du contrôle aux citoyens concernés.

Contactée, la préfecture de police de Paris a fait part de son "intérêt" pour ces résultats. "L'étude peut apporter des enseignements, explique la commissaire Marie Lajus, porte-parole de la préfecture. Mais n'oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l'apparence, l'âge, le sexe ou l'origine géographique. Le travail policier ne peut pas s'apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c'est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société".

Luc Bronner
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Jeudi 19 juin 2008
Le ministre de l'Immigration a annoncé ce matin une augmentation de 80% des reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière pour les cinq premiers mois de 2008, par rapport à la même période de 2007.

Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé jeudi une augmentation de 80% des reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière pour les cinq premiers mois de 2008, par rapport à la même période de 2007.

M. Hortefeux, qui s'exprimait devant la presse après un an d'activité ministérielle et à la veille de la présidence française de l'Union européenne, a précisé que le nombre des sans-papiers reconduits à la frontière s'élevait à 14.660 pour les cinq premiers mois de 2008.

Au cours de la même période, le nombre des cartes de séjour délivrées pour motifs professionnels a crû de 16%, a ajouté le ministre de l'Immigration.

Par ailleurs, le nombre des étrangers en situation irrégulière est en baisse de 8% depuis un an, a dit M. Hortefeux, en se basant notamment sur les chiffres provenant de l'aide médicale gratuite (AMD).

source : Libération

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Jeudi 12 juin 2008

En provenance de Pologne et repris par le Courrier International :
(source :
http://wyborcza.pl/1,75477,5303414,Rasizm_w_Europie_jest_nie_mniejszy_niz_w_USA.html)

Un journal allemand soupçonné de racisme

Pour la chroniqueuse du Washington Post, Anne Applebaum, qui vit en Pologne, la réaction du journal allemand de gauche die tageszeitung sur la victoire d'Obama aux primaires démocrates avait un caractère raciste. Le journal avait présenté sur en

 


Mais ce que l'on trouve le plus, ce sont les articles qui évoquent le testing mené par la HALDE auprès des entreprises du CAC 40.

La Tribune évoque cela en ces termes :
(source :
http://www.latribune.fr/info/Polemique-autour-du--testing--anti-discrimination-de-la-Halde-~-ID3F5E707A4FD540B2C12574650045ADF0)

La polémique sur le "testing" grandit à la suite de la mise en cause par la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) de trois entreprises, Accor, le Crédit Agricole et le cabinet de recrutement Mercuri Urval. L'opérateur du "testing" pour le compte de la Halde, Jean-François Amadieu, a estimé ce mercredi 11 juin sur Europe 1: "nous avons pris beaucoup plus de précautions que dans les enquêtes habituelles de ce genre, y compris celles du BIT" (Bureau international du travail). Personne n'ignorait du reste les réactions que nous aurions".

"S'il n'y a aucun problème, eh bien je l'annonce ici: on vient d'apprendre qu'il n'y a aucune discrimination dans les entreprises du CAC 40. Je veux bien qu'on essaie de casser le thermomètre mais ça ne règlera pas le problème", ajoute Jean-François Amadieu, par ailleurs professeur à l'université de Paris I.

Jean-François Amadieu réagissait au feu roulant de critiques déclenché par son travail. Plusieurs entreprises testées ont mis en cause mardi soir l'enquête commandée par la Halde à la société Arirs, dirigée par Jean-François Amadieu, par ailleurs membre du comité consultatif de la Halde.

Plus grave, Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme, et inventeur de la procédure de "testing" reconnue comme élément de preuve par la Cour de cassation, émet également des critiques sur la méthodologie de l'enquête. Joint par latribune.fr, il souligne: "les entreprises ne peuvent être mises en cause par un testing sociologique. Pour prouver qu'il y a bien discrimination, deux CV doivent être adressés à l'entreprise. Ils sont identiques au plan des compétences, mais différents en matière de nom ou de couleur de la peau".

Il ajoute: "il faut bien vérifier qu'un CV est refusé pour cette dernière raison en appelant notamment le responsable du recrutement pour obtenir son avis. Ensuite, le testing doit être suivi d'une enquête de l'inspection du travail ou de la police pour trouver des éléments complémentaires. Il convent ensuite de fusionner les expertises pour apporter la preuve de la discrimination".

Selon l'étude de la Halde publiée mardi, il apparaît que sur l'ensemble des entreprises testées, les candidats susceptibles d'être discriminés en raison de leur origine ont 22,77% de chance de moins d'être convoqués à un entretien. La proportion passe à 42,17% pour les candidats âgés de plus de 45 ans. Aucun chiffre concernant les trois entreprises mises en cause n'a été publié.


Le Parisien rapporte, toujours sur ce thème, que Malek Boutih, secrétaire national du PS chargé des questions
 de société, a estimé mercredi que la Halde avait fait preuve d'«amateurisme» dans son enquête sur les
 discriminations dans les entreprises. «Je trouve surprenant qu'une institution, ne fasse pas mieux que ce
que je faisais à SOS racisme pour 50 fois ou 100 fois moins cher qu'eux», a déclaré l'ancien président
de l'association de lutte contre le racisme sur Canal+.
source :
http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/DISCRIMINATION-MALEK-BOUTIH-TACLE-LA-HALDE_298560306
 

L'article du Mondé résume finalement cette affaire :

En lançant cette vaste étude - une première en France -, la Halde voulait frapper un grand coup médiatique suivant la méthode anglo-saxonne du "name and shame" (nommer et faire honte). Elle était décidée à publier des données "solides, publiques et nominatives". En ne jouant pas toute la transparence promise sur les tests et en laissant planer le doute sur la fiabilité des résultats, elle a pris le risque de discréditer une démarche nécessaire et jugée intéressante même par les entreprises.
source :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/11/difficile-de-mesurer-les-discriminations-par-laetitia-van-eeckhout_1056725_3232.html


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Mardi 27 mai 2008

Racisme: Amnesty International critique le gouvernement suisse

Amnesty International déplore l'absence de mesures gouvernementales "efficaces" contre la montée du racisme en Suisse. Cette année, son rapport annuel coïncide avec le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.

Soixante ans après l'adoption de cette déclaration, la situation des droits humains dans le monde est sombre, déplore Amnesty International. L'ONG dénonce les fausses promesses des gouvernements, au Darfour et en Birmanie notamment.

En Suisse, l'organisation de défense des droits de l'homme pointe particulièrement du doigt l'UDC et la campagne que le parti de Christoph Blocher a menée lors des élections fédérales de 2007. AI (Amnesty International) se réfère aux conclusions du rapporteur de l'ONU sur le racisme Doudou Diène qui a enquêté en Suisse du 9 au 13 janvier 2006.

Dans son rapport, M. Diène demande au gouvernement suisse de s'opposer à toutes les plateformes politiques racistes et xénophobes et de les condamner.

AI fait également état de "violations des droits humains commises" par la police et les forces de sécurité, sans citer toutefois d'exemples précis.

Concernant les requérants d'asile, AI déplore que de nombreuses personnes se sont vu refuser la possibilité de déposer une demande d'asile au motif qu'elles n'avaient pas de papiers d'identité, à la suite de l'entrée en vigueur de nouvelles dispositions législatives sur le droit d'asile adoptées en 2006.

Source : http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20080527162449223172194882000_brf039.xml&associate=phf0629

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Lundi 26 mai 2008

Des travailleurs sans-papiers sont bloqués dans le restaurant Bistrot romain, situé sur l'avenue la plus fréquentée de Paris : les Champs-Elysées. Cette avenue étant la vitrine de la France pour les touristes, on se demande avec quelle impression les touristes repartiront chez eux après avoir vu le restaurant!

Une trentaine de salariés sans papiers occupent l'établissement parisien, fermé au public, et accusent la direction de vouloir leur bloquer l'accès s'ils quittent les lieux pour aller déposer leurs dossiers de régularisation. La direction a démenti dimanche ces "informations totalement erronées diffusées par certains représentants de la CGT". (Source : AFP)

Pour plus d'informations : http://www.lepost.fr/article/2008/05/26/1198312_sans-papiers-enfermes-au-bistro-romain-s-il-faut-mourir-ici-je-le-ferai.html

et ici : http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Des-travailleurs-sans-papiers-enfermes-dans-un-restaurant-des-Champs-Elysees/(gid)/137842

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